Jeu collectif : les lapins dans le terrier

Il semble que nous ayons besoin ces dernier temps de pratiquer le jeu collectif.

Pourtant il s'apprend dès l'école maternelle...
En voici une illustration.




Dès la petite section, (dès trois ans), les enfants apprennent à jouer "aux lapins dans le  terrier".
Ce jeu est proposé dans le cadre des activités pour  "agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique".
L'objectif est simple : trouver sa place dans un jeu collectif. C'est une première approche des jeux de règles.
Le but du jeu est le suivant : Au signal donné, retrouver un terrier libre.
Voici comment se déroule le jeu :
- Au premier signal, les lapins se déplacent.
- Au deuxième signal, ils rejoignent les terriers.
- Au troisième signal, ils sortent à nouveau des terriers.

Comme on le voit, ce jeu est relativement facile à comprendre et à réaliser.
Et il nous entraîne à rester à la maison... en cas de confinement !

Il y a cependant une règle à respecter : Il ne faut pas rentrer dans un terrier déjà occupé.

Puisque ce jeu collectif se pratique dès la maternelle, une grande partie d'entre nous a dû y jouer et a compris qu'en le transposant, on ne pouvait pas, si on respectait la règle,  entrer dans une propriété qui appartenait déjà à quelqu'un.
Mais il semble que parfois, certains, pour des raisons diverses, s'ils se souviennent du jeu, ont oublié la règle qui l'accompagne.
Ces derniers mois, ces dernières semaines, des propriétaires ont en effet vu leur maison occupée par d'autres. On dit aussi "squattée".
Ce n'est pas simple alors de pouvoir entrer de nouveau dans sa propriété.

Pour approfondir le sujet, voici un article lu sur le blog d'un site, entre propriétaires et locataires, qui fait le point sur l'aspect juridique, notamment sur les difficultés à appliquer la loi. 

Mon avis est que tout est une question de mesure et de bon sens. Récupérer son bien doit  rester un droit dans notre société. Trouver des possibilités de logements dans des situations d'urgence aussi. Le relogement des personnes vivant dans l'extrême pauvreté dans des logements non occupés serait une bonne chose, si les propriétaires étaient d'accord pour les mettre à disposition en contrepartie d'avantages décidés par le législateur ou si des structures d'accueil pouvaient accueillir les personnes non logées.
Cela suffirait-il à mettre tout le monde d'accord. Rien n'est malheureusement moins sûr...

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