La Saint Valentin n'a pas toujours été la fête des amoureux
Le 14 février est devenu le jour de la fête des amoureux. L'occasion aussi de consommer fleurs, parfums, gâteaux, chocolats, vêtement, appareils électro-ménagers...
Mais cette année, il n'y aura pas de diner au restaurant pour cause de COVID. Juste des "Click and go" comme on dit en bon français.
Mais cette année, il n'y aura pas de diner au restaurant pour cause de COVID. Juste des "Click and go" comme on dit en bon français.
Commerce et Amour sont donc en harmonie le jour de la Saint-Valentin. Voici deux petits moments vécus ce samedi matin sur le marché :
A la charcuterie, je demande un saucisson sec, celui que j'achète (trop ?) régulièrement. La vendeuse me propose le même en forme de coeur, spécialement crée pour la Saint-Valentin...
A la crémerie, le vendeur confie : "je serai seul pour la Saint-valentin, j'ai pas d'copine !"
Cet événement est pour certains d'entre-nous vraiment présent dans notre société.
Mais il est étonnant de savoir comment on en est arrivé là, car la Saint-Valentin, telle qu'on la connaît aujourd'hui, n'a pas toujours été la fête des amoureux.
Retour en arrière.
Sur le site Lumni, on apprend qu'en fait, "s'il est difficile de dire précisément d’où vient la Saint-Valentin et de quand elle date exactement, il semblerait qu’elle ait des similitudes avec la fête romaine des Lupercales de l’Antiquité.
C’est une fête païenne célébrée à l’époque à Rome, chaque année du 13 au 15 février. Les prêtres sacrifient un bouc, puis déposent son sang sur le front des jeunes hommes de la ville. Le sang est ensuite essuyé avec de la laine imbibée de lait. Les hommes vont alors fouetter les femmes qu’il rencontre sur leur chemin pour leur apporter fécondité."
"Petit à petit, cette tradition païenne disparaît, et apparaît l’histoire catholique du Saint nommé Valentin. Celui-ci marie en secret les hommes et les femmes. Mariages qu’il faut absolument cacher à l’empereur Claude II qui interdit ces unions, par peur que ses hommes préfèrent rester avec leur dulcinée plutôt que d’aller à la guerre.
Mais Claude II découvre l’existence de ces mariages clandestins et fait exécuter le prêtre Valentin un 14 février.
Le mythe s'inscrit alors la littérature du XIVe siècle. Le poète Geoffrey Chaucer écrit dans Le Parlement des oiseaux : « c’était le jour de la Saint-Valentin, quand tous les oiseaux viennent choisir leur partenaire. »
Et pour cause : la saison de reproduction des oiseaux commence le 14 février.
La romance s’installe alors dans l’esprit des auteurs à travers les siècles, et William Shakespeare aborde la Saint-Valentin dans Hamlet, 200 ans après Geoffrey Chaucer.
Puis au XIXe siècle, ce romantisme romanesque traverse l’Atlantique, grâce à une carte envoyée à Esther Howland. À cette époque, ces cartes de vœux ont une certaine valeur du fait de leur coût onéreux.
La jeune américaine de 19 ans qui vient de terminer ses études, voit là une occasion en or de monétiser les vœux amoureux. Elle est la première à comprendre le potentiel commercial du 14 février. Elle crée alors ses propres cartes en espérant les vendre par centaines.
Mais le projet devient vite un véritable business, faisant la fortune d’Esther Howland qui vend ses cartes par milliers. En effet, les Américains adhèrent aussitôt au concept, et offrent leurs vœux à leur être bien aimé en achetant les cartes de la jeune créatrice.
Parce que quand on aime, on ne compte pas.
Qu'après, on en profite pour vendre autre chose que des cartes de voeux, c'est dans la logique des choses du "business".

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