On s'habitue à tout (ou presque) !
Il y a un an, on apprenait que circulait dans notre environnement un virus dont on ne savait pas grand chose sinon qu'il était présent dans le monde entier et allait sans doute causer une pandémie très grave.
Le président français a annoncé que l'on était en guerre.
Mais hélas, on disposait de très peu d'armes : pas assez de masques pour éviter de contaminer ou d'être contaminé, pas assez de tests pour savoir si l'on était malade, pas assez de lits d'hôpitaux en réanimation pour soigner un très grand nombre estimé de personnes atteintes de ce virus mortel, pas de vaccin qui permettrait d'être immunisé.
C'est à ce moment que l'on a commencé à parler de confinement.
Ce mot -"confinement"- a connu à l'occasion de cette crise sanitaire une extension de sens. Jusqu'alors, le confinement, c'était l’état de quelqu’un qui était enfermé ou qui restait enfermé dans un seul lieu.
Une personne confinée ne devait pas sortir de l’endroit où elle se trouvait.
Quand on parlait de confinement d’une personne, on parlait habituellement d’un prisonnier ou d’un malade. Le premier était confiné dans une cellule, le second dans une chambre d’hôpital.
Dans ce sens, confinement est synonyme d'isolement .
Au cours du XXe siècle, par extension de sens, le mot confinement a été appliqué dans le domaine du nucléaire. En cas d’accident nucléaire, on emploie ce mot pour parler de la protection des civils et de la conduite qu’ils doivent adopter (exercice de confinement ), de zone dans laquelle la circulation est restreinte voire interdite (zone de confinement ).
Et en mars et en octobre 2020, le mot confinement s’est répandu avec une nouvelle extension de sens. Il s’est agi cette fois de protéger les personnes de la pandémie de Covid-19, en les confinant à leur domicile.
Le danger n’est pas immédiatement présent dans l’air comme c’est le cas avec les radiations radioactives, mais il découle des contacts rapprochés entre les personnes.
Le confinement est donc une mesure de lutte contre la transmission de cette maladie.
Au quotidien, il nous alors fallu changer certains de nos comportements et certaines de nos habitudes. Car malades ou non, il nous fallait être isolés.
Ne plus se serrer la main, ne plus s'embrasser. Porter un masque couvrant notre bouche et notre nez. Se laver les mains plus que de coutume.
Ne sortir de chez soi que pour un motif valable décidé par le gouvernement du pays, et accepter d'être contrôlé dans la rue par la police ou la gendarmerie en présentant une attestation écrite.
Se promener dans un rayon d'un kilomètre de son domicile pour une durée maximum d'une heure.
Faire des courses uniquement pour s'alimenter.
Aller travailler seulement si l'on ne pouvait pas travailler depuis chez soi.
Ne plus aller à l'école, au collège, au lycée, à l'université, mais étudier devant un écran d'ordinateur.
Ne plus rendre visite à ses parents et grands-parents dans les établissements pour personnes âgées.
Ne plus aller au café, au restaurant, au cinéma, au théâtre, à l'opéra, aux matchs.
Ne plus fréquenter les salles de sport, les discothèques.
Ne plus quitter sa région pour aller prendre l'air à la montagne, à la mer, à la campagne.
On pourrait presque dire désapprendre à vivre ensemble.
Nous avons été confinés 5 semaines, du 17 mars au 11 mai 2020. Cela nous a demandé des efforts. Mais l'espoir de retrouver une vie normale dès le 12 mai nous avait encouragés à suivre toutes ces mesures.
Notre joie a, hélas, été de courte durée. Un nouveau confinement a été annoncé par le président Emmanuel Macron le 28 octobre. Et nous avons de nouveau été confinés pendant six semaines, du 30 octobre au 15 décembre. Heureusement, les établissements scolaires sont restés ouverts et les jeunes ont retrouvé un climat plus propice aux apprentissages.
Depuis le 16 décembre, il n' y a plus eu de confinement pour tout le monde.
Mais, dans quelques endroits, la situation ne s'améliorant pas trop, malgré toutes les mesures restrictives, on a décrété pour certains territoires des couvre-feux, des confinements le week-end.
A partir de demain samedi 20 mars un confinement total pour 16 départements du pays sera mis en place.
Pendant plusieurs semaines donc, nous avons dû modifier quelques unes de nos habitudes.
Nous avons évolué progressivement vers un mode de vie différent qui pourrait vite cependant devenir une nouvelle manière de travailler, de consommer, de se divertir.
Ainsi, le "télétravail" pourrait devenir la nouvelle manière de travailler pour ceux qui n'ont pas besoin d'être sur leur site d'emploi.
Ainsi, la "commande en ligne" et la "livraison à domicile ou en drive" pourraient remplacer l'achat en magasin pour les biens de consommation alimentaires ou non.
Ainsi, la "diffusion en streaming" sur son smartphone, sa tablette, son ordinateur, son téléviseur, pourrait remplacer les soirées au cinéma, au théâtre, à l'opéra, dans les stades.
Ainsi, la "cuisine à la maison", les "apéros à la maison" pourraient remplacer les repas aux restaurants, les retrouvailles au café.
Ainsi les "soirées privées" dans des lieux divers pourraient remplacer les sorties en boîte de nuit.
Ainsi les "voyages virtuels", grâce aux nouvelles technologies notamment aux casques à réalité virtuelle, pourraient remplacer les voyages et les visites culturelles.
On peut craindre que tous ces changements, s'ils perdurent, vont mettre au chômage un grand nombre d'habitants de la planète.
Il va alors falloir trouver les moyens de leur permettre de vivre correctement, de se loger, de se nourrir, de s'amuser.
On ne sait pas encore comment, mais il faut trouver des réponses assez rapidement, pour ne pas transformer une partie de notre société en un peuple dépressif voire violent.
Il n'y aurait rien de pire au monde.
Nous avons un nouvel espoir. En un an les scientifiques ont mis au point des vaccins pour lutter contre le virus.
Cela devrait permettre à chacun de retrouver des habitudes sociales nécessaires à son équilibre et d'éviter la souffrance et la déprime qui ne cessent en ce moment d'augmenter.
Il faut croire en la vaccination, il faut se faire vacciner.
Car sans cela, rester dans son monde, rester dans une bulle, c'est peut-être un moyen de ne pas être malade du COVID, mais ce n'est pas, pour moi, la vie à laquelle j'aspire et que je souhaite pour les générations à venir.

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